la forme d’une ville #2016

Regards croisés sur la ville, par le biais de l’architecture, l’art, l’Histoire, l’écriture et le théâtre.

Qu’est ce qu’une ville ?
Avant, aujourd’hui… ? A-t-elle toujours été telle que nous la connaissons ?
Comment a-t-elle évolué ?
Que conserve-t-on ? Que transformons-nous ?

La ville que nous connaissons aujourd’hui est issue de nombreuses évolutions et mutations, aussi bien architecturales que sociétales. Si l’architecture classique des centres historiques est largement valorisée par le grand public, il est plus difficle de s’approprier la ville d’aujourd’hui tant elle peut être complexe dans sa forme, son usage ou ses attendus.

Le projet «la Forme d’une ville» rassemblait 6 acteurs et 5 regards sur la ville : 
l’ardepa, artaban, le CRV, la DPArc, les archives municipales et l’association Paq’la Lune. Il a été proposé à 6 établissements scolaires de Nantes, les écoles Alain Fournier, Sully, Jacques Prévert et Jean Zay.
Six classes de cycle 3 (du CE2 au CM2) y ont participé aux côtés de leurs enseignants. 

Ce projet, soutenu par la Ville de Nantes et par l’Inspection Académique, s’est déroulé de janvier à juin 2016.

L’objectif de « la forme d’une ville » était de comprendre comment la ville se fabrique et comment cette dernière évolue. Des visites du quartier se sont déroulées au départ du projet et ont permis d’inscrire le projet dans une certaine idée du quotidien : quels sont les éléments architecturaux qui tapissent celui-ci et comment le quartier s’est il constitué ?

Par le biais de ces visites, les élèves deviennent plus aptes alors à comprendre certaines dimensions cachées de leur espace de vie. Durant ces mêmes visites, les élèves écrivaient sur les passants, les frontières supposées ou encore les fenêtres et ce qu’elles protègent. En réutilisant « la tentative d’épuisement d’un lieu » de George Pérec, qui consiste à décrire tout ce qui se trouve sur un lieu et tout ce qui s’y passe, les enfants étaient invités à prendre des notes, décrire ce qu’ils observaient et réaliser quelques croquis.

Suite à ces observations, un travail de restitution, sous la forme de grands livres pop-up, a été réalisé pendant quelques séances avec l’ardepa et artaban. Enfin, la compagnie Paq’la Lune a travaillé pendant plusieurs séances pour une mise en voix finale des productions des différentes classes.

Ce projet s’est achevé par une restitution à l’ensa Nantes rassemblant les 6 classes dans l’auditorium de l’école. Présenter son travail à d’autres, le leur raconter le temps d’une mise en voix, tel était le challenge. Cette restitution finale à l’ensa Nantes a permis à tous les élèves de prendre conscience de l’autre. En effet les écoles présentaient leurs visions de quartier, avec leurs propres récits et mises en voix. Cela a fait émerger des différences mais également l’idée d’une certaine complémentarité entre plusieurs territoires urbains.

Enfin, les différents livres pop-up ont été exposés à la médiathèque Lisa Bresner en juillet 2016.

 

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