Prochaine destination : Chicago, Detroit et Pittsburgh

Découvrez la prochaine destination de l’ardepa : Chicago, Detroit et Pittsburgh

Deux dates vous sont proposées, du 11 au 21 octobre et du 19 au 29 octobre (sous réserve du nombre d’inscrits)
Inscrivez-vous en cliquant ici avant le 15 avril 2017.


Chicago, entre modernité et culture

La ville de Chicago est connue pour avoir été, dès le 19ème siècle après un gigantesque incendie, le terrain de développement de nouveaux styles architecturaux. C’est le cas par exemple du style « Prairie School » de Frank Lloyd Wright qui privilégie les «plans ouverts». En 1909, le plan d’urbanisme de Daniel Burnham laisse entrevoir les préoccupations sanitaires et paysagères de l’époque : « la superficie des espaces verts est étendue, les voiries sont rénovées et élargies, des installations portuaires construites et le port rendu plus sûr. »
Les années 1960 sont marquées par la désindustrialisation rapide de la région, dont naît une crise majeure à Chicago. La fermeture de nombreuses usines et la délocalisation des abattoirs dans la région de Kansas City sont à l’origine du développement du chômage et de la multiplication des friches industrielles.
Les quarante années suivantes, Chicago subit les conséquences de la désindustrialisation et renvoie l’image d’une « cité post-industrielle vieillissante, dangereuse, repoussante. ».
Au tournant du XXIème siècle, Chicago acquiert une réputation neuve grâce aux démarches politiques successives de réduction du taux de criminalité. Des aménagements liés à la tertiarisation de l’économie permettent de constituer progressivement une ville prospère qui intègre l’art et la culture dans ses projets politiques.

« Make New History »

En 2015, la première biennale d’architecture d’Amérique du Nord incarne cette volonté et se présente comme une vitrine de l’influence de la ville de Chicago. Son succès justifie le renouvelement de l’évènement : en 2017, Chicago accueille une seconde édition autour du thème Make New History pour questionner

«L’axe entre l’histoire et la modernité et l’axe entre l’architecture et l’art».

Aujourd’hui, la métropole compte un peu moins de 3 millions d’habitants, à peine plus que Paris, mais sur une surface de 606 killomètres carrés, soit un territoire six fois plus grand que celui de la capitale française ! […]

La ville respire, une ambition entretenue par la politique menée en faveur des espaces verts, fidèle à la devise Urbs in Horto (« La ville dans un jardin »).

La mise en place d’un réseau maillé de parcs et de promenades date du plan d’aménagement de 1909 de Burnham. La vision humaniste d’un parc continu en front de lac s’impose : les rives sont assimilées à un espace public inconstructible, ouvert à tous,
Les friches urbaines issues du déclin des industries manufacturières sont aussi transformées en espaces naturels, comme l’ancienne ligne ferroviaire Bloomingdale Line convertie en coulée verte de presque 5 kilomètres, et nommée The 606.

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