La forme d’une ville #2017

Regards croisés sur la ville, par le biais de l’architecture, l’art, l’Histoire, l’écriture et le théâtre.

Qu’est ce qu’une ville ?
Avant, aujourd’hui… ? A-t-elle toujours été telle que nous la connaissons ?
Comment a-t-elle évolué ?
Que conserve-t-on ? Que transformons-nous ?

La ville que nous connaissons aujourd’hui est issue de nombreuses évolutions et mutations, aussi bien architecturales que sociétales. Si l’architecture classique des centres historiques est largement valorisée par le grand public, il est plus difficle de s’approprier la ville d’aujourd’hui tant elle peut être complexe dans sa forme, son usage ou ses attendus.

Le projet «la Forme d’une ville» rassemble 5 acteurs et 5 regards sur la ville : 
l’ardepa, artaban, la DPArc, les archives municipales et l’association Paq’la Lune. Il a été proposé à quatre classes de Nantes venant des écoles Ampère et Léon Say.
Quatre classes de cycle 3 (du CE2 au CM2) y ont participé aux côtés de leurs enseignants. 

Ce projet, soutenu par la Ville de Nantes et par l’Inspection Académique, s’est déroulé de janvier à juin 2017.

Cinq regards sur la ville

Le projet « la forme d’une ville » est proposé depuis 2014 à plusieurs établissements scolaires de Nantes. L’objectif est de comprendre comment la ville se fabrique et comment cette dernière évolue. En réalisant au départ pour chaque école, des visites du quartier, notre souhait est d’inscrire le projet dans une certaine idée du quotidien : quels sont les éléments architecturaux qui habitent celui-ci et comment le quartier s’est-il constitué ? Par le biais de ces visites, les élèves deviennent plus aptes alors à comprendre certaines dimensions cachées de cet espace vécu. Les élèves s’attardent sur des détails, réalisent des écrits portant sur les passants, les frontières supposées ou encore les fenêtres et ce qu’elles protègent. A la manière de George Pérec, ils tentent d’épuiser le lieu, décrivent, observent et réalisent des croquis.

La ville sensible mise en forme et mise en voix

Suite à ces observations, il s’agit d’en faire la synthèse et de livrer leur vision subjective de cette ville qu’ils connaissent et découvrent.
Un travail de restitution s’engage alors et prend différentes formes…Tantôt de grands livres pop-up, tantôt une ville pensée à la manière d’un décor de théâtre… Cette année l’ardepa a conçu une machine un peu fantasque appelée « Urbanorama ». A mi-chemin entre l’orgue de barbarie et le stéréoscope, cette machine montée sur roues est un dispositif scénique à plusieurs casquettes.
Sa vocation est de raconter la ville telle que les élèves la ressentent et de faire le lien entre leur travail plastique et théâtral.
Ce support permet un travail individuel et collectif tout en rendant attractive la production des élèves.

Avec l’aide de l’association Paq’la Lune, les enseignants ont ensuite travaillé à une mise en voix finale des écrits de leurs élèves, en cohérance avec l’Urbanorama. La « forme d’une ville » s’achève par une restitution collective à l’ensa dans l’auditorium de l’école. Présenter son travail à d’autres, découvrir le leur, le raconter le temps d’une mise en voix, tel est le point d’orgue de ce projet.
En effet les écoles présentaient leurs visions de quartier, avec leurs propres récits et mises en voix. Cela fait émerger des différences mais également l’idée d’une certaine complémentarité entre plusieurs territoires urbains.

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